6 Déc

Médiateurs de Lyon : suivez les guides !

guide des médiateurs de lyonC’est une première ! Saluée avec plus d’émotion que de solennité par la petite foule qui a participé à la soirée de lancement, dans l’écrin soyeux du Musée des Tissus de Lyon : les médiateurs ont fait leur apparition dans le nouveau « Guide des professions juridiques » de l’hebdomadaire Tribune de Lyon, rebaptisé pour l’occasion « Guide des professions juridiques et des médiateurs de Lyon ».

Une première qui, forcément, constitue d’abord un petit événement pour les huit structures et la centaine de médiateurs qui se retrouvent ainsi en bonne place aux côtés des avocats, des notaires et des huissiers de justice.

« C’est le signe que la médiation n’est pas un gadget, mais bel et bien une profession, commentait ainsi, tout à sa joie, Jean-Marc Bret, l’avocat et médiateur à l’origine de cette initiative de Tribune de Lyon (photo ci-dessous). Cela participe à la fois de la nécessaire information des justiciables, d’une professionnalisation croissante des médiateurs, et d’une meilleure diffusion de la culture de la médiation ».

un médiateur de lyonMais le petit événement ne s’arrête pas là. Car la reconnaissance, il y a ceux qui l’obtiennent ; ceux qui font que « l’alternative médiation » se fait de plus en plus présente, en particulier, dans le champ des procédures civiles et administratives. Et il y a aussi ceux qui l’accordent ; ceux dont on écrirait, si l’on se voulait taquin, qu’ils savent bien qu’un bon accord, entre (vrais) partenaires, vaut mieux qu’un mauvais procès, entre (supposés) adversaires ; ceux dont on écrira plutôt qu’ils ont sans doute pris conscience que chacun a tout à gagner, à commencer par les Français, à faire cohabiter en bonne intelligence les professionnels de la médiation et les autres.

Ainsi, les avocats. Et, au premier chef, leur Bâtonnière (photo ci-dessous). Qui lors des discours, n’a visiblement pas eu besoin d’endosser sa robe noire pour se lancer dans un vibrant plaidoyer en faveur des « modes alternatifs et amiables des différends ». En rappelant de vive voix, comme elle l’écrit dans ce guide, que « cela fait des années que le Barreau de Lyon est en pointe sur ces dispositifs et milite pour leur développement ».

Nous étions précurseurs, non sans raison

Et plaise au lecteur de juger la suite de l’argumentation. « Il y a six ans déjà, poursuit Laurence Junot-Fanget, nous avions organisé à Lyon un colloque intitulé « A vos MARC (Modes alternatifs de règlements des conflits) » qui était justement destiné à faire la promotion de ces méthodes alternatives, alors très peu répandues. Depuis, la législation a changé et s’est mise au diapason des besoins du citoyen ». plaidoyer pour les médiateursEt Madame le Bâtonnier de conclure : « Nous étions précurseurs, non sans raison : se mettre autour d’une table pour trouver un accord ne présente pas comme seul avantage d’éviter les délais de la justice et l’aléa judiciaire. Cela permet aussi aux personnes concernées de continuer à construire ensemble, d’avoir des relations apaisées et d’être acteurs de leur vie ».

Fermez le ban ! Un médiateur ne saurait rien ajouter pour mieux défendre cette cause. Bien qu’il soit, chaque jour un peu plus, acteur de la vie de ces mêmes personnes.

Deux dates pour en attester. D’un 1er janvier à l’autre. Le 1er janvier prochain, la Loi de modernisation de la Justice du XXIe siècle entrera en application. Les Français pourront alors se mettre à l’heure d’une Justice « favorisant » bien davantage que par le passé « les modes alternatifs des différends ». Le 1er janvier 2016, ces mêmes Français ont vu s’appliquer une autre loi, qui leur a offert un nouveau droit : le droit à une médiation gratuite dans tous leurs litiges de la consommation. Ces deux dates suffisent presque à témoigner du rôle croissant joué par les médiateurs. Presque, car la médiation de la consommation ou la médiation judiciaire ne sauraient faire oublier la formidable promotion que connaissent toutes les autres : médiation familiale, médiation des entreprises, médiation sociale, médiation scolaire, médiation citoyenne, etc.

découverte du guide des médiateurs de lyonL’essor de ces médiations est aujourd’hui perceptible à tous les niveaux. A Lyon, mais aussi dans la région Auvergne Rhône-Alpes, où l’on signale la création de cinq nouvelles associations ces six derniers mois. En résolution des différends entre particuliers, mais aussi en prévention de risques collectifs ou en aide à la gouvernance des organisations. Dans la Justice, mais aussi partout où, par le dialogue, les médiateurs peuvent agir en facilitateurs de la qualité relationnelle, et en garants de la paix sociale.

A Lyon désormais, « des médiateurs » s’affichent donc aux côtés des « professions juridiques ». Cette mention en Une pouvait certes paraître anecdotique. Les plus critiques continueront d’ailleurs peut-être à n’y voir que la marque d’un événement limité à quelques happy few. Mais, on l’aura compris, cette mention n’est en fait anodine ni pour ces médiateurs, ni pour ces professions juridiques, ni pour personne. Car au-delà même du symbole que l’on peut lire entre lignes, il y a surtout là, inscrite noir sur blanc, une réalité que chacun peut déjà apprécier au quotidien, grâce aux mille solutions-médiations mises à sa disposition. Et finalement, cette réalité semble bien à l’image de la couverture de ce guide lyonnais : elle s’impose à tous.

Thierry Kiefer

NB : Le « Guide des professions juridiques et des médiateurs de Lyon » est, comme Tribune de Lyon, disponible dans toutes les bonnes maisons de la presse et les kiosques à journaux.

 

 

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